mardi 11 avril 2017

QU'IL EN SOIT AINSI

J'ai compris je crois maintenant.
Je ne savais pas avant. Je n'avais pas ressenti ça ou j'ai oublié. Ou je n'avais pas assez prêté attention à ce qu'il se passait.
Maintenant je sais et j'écris pour ne pas oublier. Je suis humaine. Je suis vivante. J'ai mal je suis déchirée et je comprends tous les poèmes. Je les ressens dans ma chair. Je ne cherche pas à m'expliquer les choses, je les ressens, je suis triste à crever et je suis infiniment vivante.
Il faut que j'en passe par là et ce n'est que le début. Moi qui croyais tant tout pouvoir comprendre. L'universel ne sera jamais à ma portée. Je renonce à la toute puissance, je suis humble et je souffre. Et peut-être qu'ainsi, un jour, je saurai aussi ce que c'est que de jouir. La douleur exprimée est intense. Intenses sont les émotions. Et je ne le savais pas. Je croyais savoir. Je sais maintenant que je ne sais rien. Rien de rien du tout. J'étais tellement à côté.
Je le suis toujours pour tellement de choses. Je commence par là. La violence du chagrin d'amour. Je revois les autres pleurer. Je ne les comprenais pas. J'expliquais, je rassurais. Je ne SAVAIS PAS. Qu'aurais-je pu faire ? Rien. Maintenant je sais. J'attends les morts, les guerres, les trahisons, les maladies. Je ne sais rien encore de tout cela et je découvrirai alors de nouvelles façons d'avoir mal. Je plongerai encore. Ce n'est que le début. C'est le choix douloureux que je fais. Je veux ressentir, même si je dois en crever, car je sais que je n'en crèverai pas. Je veux savoir ce que c'est d'être vivant. Je veux savoir surtout ce que c'est que d'aimer, et d'être aimée. Alors même si je dois souffrir encore et encore, je resterai jusqu'au bout avec ce tout petit espoir d'arriver à aimer et à être aimée.
Même si mon lit de mort doit être inondé de larmes.

lundi 10 avril 2017

BEEN THERE DONE THAT

Un bête chagrin d'amour. Le truc que TOUT LE MONDE a vécu. Je retourne le truc dans tous les sens, ça sert à rien d'essayer d'en faire un truc formidable ou dramatique, ça n'a strictement aucun intérêt, tout le monde connait, merci, t'écoutes la radio ? Toutes les chansons parlent de ça.
Mais quand même, c'est comme une épidémie, alors ? Genre la varicelle ? Tu la chopes, t'en chies un maximum et après t'es vacciné ? Est-ce qu'il y a un vaccin ? Que quelqu'un me passe l'OMS.
N'empêche que bon, à presque 40 ans, je pensais que j'étais passée à travers. Je pensais que je l'avais eu, le truc où tu chiales dans le bus et où t'as envie qu'on te prenne dans les bras mais si ça arrivait, tu te mettrais à hurler. Le truc où tu écris de la poésie, un blog, où tu repasses la même histoire en te demandant où ça a déconné, pourquoi, et en étant tellement sûr que tu perds un truc que tu retrouveras plus jamais.
Je sais même pas pourquoi je dis "tu" parce que c'est de moi dont je parle, avec tous les clichés inhérents à la problématique. On ne peut même pas transcender un chagrin d'amour, tout a été dit ou fait sur le sujet. Et tout le monde sait qu'un jour, ça finit par passer. Le deuil, tout ça.
J'y arrive pas mais je vais y arriver. J'y arrive pendant 2 heures puis je rechute. Puis j'y arrive, puis je rechute. NORMAL on te dit !!! Les rechutes vont s'espacer, et un jour, comme dit U., tu passeras toute une journée sans y penser, et tu te diras ah oui tiens, je n'y ai pas pensé aujourd'hui, et ce ne sera même pas une victoire parce que tu t'en foutras complètement. Ou presque.
Mais ce jour là n'est pas demain. Pas encore. Là je dois encore me rouler dans mes larmes, je dois me souvenir des moments heureux, des peaux qui se touchent, des mots qui me touchent, de l'eau de sa bouche. Je ne comprends pas pourquoi et pour une fois, j'essaie de me persuader de ne pas chercher à comprendre. J'essaie de m'astreindre à juste ressentir. A sentir la boule près du plexus, qui parfois cherche à crever ma cage thoracique. Elle se soulève la cage, elle est secouée, quelqu'un veut sortir de là. Mon coeur. Mon coeur que j'avais oublié. Pas chercher à comprendre pourquoi il s'est emballé, pourquoi avec lui, pourquoi maintenant, pourquoi pourquoi pourquoi. Stop.
Celà est. J'étais amoureuse et maintenant je suis triste. Parce qu'il n'est pas amoureux de moi. Ou pour des tas d'autres raisons dont on se fout puisqu'on a dit qu'on ne cherchait pas de réponse.
Je suis triste. Point.
J'ai mal. Point.
C'est arrivé à tout le monde.
Ca risque même de m'arriver à nouveau.
Peu importe. J'AI MAL.
J'en fais peut-être un peu trop.
Peut-être que je n'en fais pas assez. Je ne me souviens plus comment j'avais fait les fois d'avant, c'est trop loin j'ai oublié. Donc si j'ai oublié c'est que je peux oublier à nouveau. Patience.

mardi 28 mars 2017

SECOND COUTEAU

L'arme blanche a ma préférence.
Dans mon dos on enfonce lentement quelque chose.
Je ne peux me défendre mais je peux te planter.
Je suis la lame des femmes d'avant.
Je porte les armes entre mes cuisses et je venge.
Toujours l'une ou l'autre. La maman ou la salope.
Marie ou Babylone.
Seule si seule dans mon lit. Enfants partis désirs taris.
Simplement serrez-moi dans vos bras.
Laissez-moi vous faire la paix.

vendredi 24 mars 2017

CASSOS DE L'AMOUR

C'est reparti pour un tour, crois bien que ça ne m'amuse pas. Sur les montagnes russes de l'amour, j'ai des haut-le-coeur. J'arrive tellement pas à être seule, je fais pitié. Impossible de raccrocher. Impossible de ne pas envoyer le texto de la honte. Impossible de ne pas viser le lit où je me sais en sécurité car je sais qu'ils se laissent toujours faire.
MAIS MERDE A LA FIN.

Je suis jolie, je suis intelligente, je suis chouette, j'aime faire la fête, j'aime regarder les fleurs et caresser les cailloux. Je n'ai pas beaucoup d'humour, je suis un peu maniaque, je pose trop de questions.

Je cherche quelqu'un de drôle, à l'aise dans son corps, simple et funky.

Ecrire au blog qui transmettra.

(Mais on sait tous que je dois surtout rester un peu seule pour piger 2-3 trucs)

jeudi 23 mars 2017

POST IT

Il a regardé mes mains. Il a dit "Elles sont belles. Elles ont fait tellement de choses."

vendredi 17 mars 2017

DES REVES

Bizarrement, cette semaine, je me souviens de presque tous mes rêves.

Lundi => Mardi
Dans la vraie vie, j'ai rendez-vous mardi avec ma mère et mon oncle pour signer des papiers. J'ai dit à ma mère que j'arriverai à 15h alors que le rendez-vous est à 16h. Alors je rêve que j'arrive complètement déchirée à 22h devant la quasi-intégralité de ma famille qui m'attend, habillée de blanc et de rose "pour me faire plaisir". Et moi je culpabilise tellement d'avoir 7h de retard, d'être défoncée, et je les déteste tous car je n'ai rien demandé. Ma mère est en rage, les autres sont consternés. Seule ma soeur vient me parler pour me rassurer, et mon oncle qui a l'air compréhensif. C'était un vrai cauchemard et je me suis réveillée.

Mardi => Mercredi
Je rêve que je vais chez une voyante qui ressemble à mon esthéticienne. Son cabinet est de type boudoir cheap, fer forgé, tentures velours mauve. Je sais qu'il s'y passe des trucs un peu cul mais je ne me souviens plus quoi. Je croise aussi un mec que je connais dans la vraie vie, que j'ai toujours bien aimé mais que je ne trouve pas beau. Et ce mec me propose de "faire un bébé". Je réponds que j'ai déjà un enfant, que ça ne m'intéresse pas. Mais il me fait comprendre que sa vraie demande, c'est qu'on baise. Et je ne sais plus si j'accepte ou pas, si je dois accepter ou pas, et qu'en plus tout ceci n'a pas vraiment d'importance.

Mercredi => Jeudi
Je rêve que je suis à l'océan avec des copines et qu'on doit aller se baigner, mais qu'au moment d'y aller c'est trop tard car l'océan est démonté. Les images sont très belles, les vagues font des centaines de mètres de haut et ressemblent à des nuages. Elles prennent des formes improbables, jusqu'à deux blocs face à face comme la Mer Rouge devant Moïse. J'apprécie ce spectacle.

Jeudi => Vendredi
Je ne me souviens de mon rêve que d'un seau d'enfant rempli d'eau dans lequel naissent des petits insectes. Des petites coquilles d'un blanc épais très pur donnent naissance à des petites espèces de fourmis et d'autres plus grosses, semblables à des coquillages, toujours très blanches, s'ouvrent sur des lucanes très noirs et brillants.
Seule exception, une patte de poulet comme une carcasse que je finis par extraire du seau, et qui prend vie, c'était un poulet avec un masque en silicone transparent qui lui permettait de respirer dans le seau plein d'eau. Il s'ébroue et il s'éveille. Tout comme moi.

mardi 14 mars 2017

UN POEME

Dans tes yeux je me reflète, le beau regard sur moi.
All eyes on me.
Regarde moi te regarder, ainsi j'existe et tu existes
au moins en cet instant. Personne ne baisse les yeux.
Through the looking-glass.
Face au miroir, le reflet. Qu'y vois-tu ?
Je vois mes creux, je vois ton plein dedans.
Enter the void.
Dans mes yeux j'ai failli te noyer,
Narcisses fanés, boutons d'églantier.
I believe in spring.