lundi 11 janvier 2010

ORGUEIL

La tasse de café fumant dans ma main, j'écoute les récits de mes collègues de travail:

Les résumés du week-end, les sorties, la météo, les films visionnés, le dernier album de Muse et l'exotisme d'Avatar.
Les résultats sportifs, la qualité de jeu, la composition des équipes.
Les achats potentiels, la technologie Blu-Ray, les voitures qui consomment moins mais qui sont jolies quand même (jantes larges).
L'analyse de l'information, les marronniers, ce qu'on nous cache, ceux qui exagèrent et les impôts à payer.

Souvent, je participe à la conversation, j'en rajoute et je fais des blagues.
Parfois, je ne dis rien, je regarde dans le vague jusqu'à prendre un air d'autiste, et je vois bien que ça leur fait de la peine, et dans ma tête je voudrais qu'ils meurent tous.

jeudi 7 janvier 2010

LA MORT DES IDOLES

Ca a commencé en 2009. Michael, bien sûr, mais aussi Patrick et même Brittany.
Et depuis, chaque année, chaque semaine, les nécro se succèdent. C'est devenu l'ultime quart d'heure de célébrité des gens déjà célèbres. Pour se distinguer des starlettes, des it-girls, des fils-de, des pouffiasses de la télé-réalité et des webstars, les idôles se voyaient dans l'obligation de mourir, si possible avec panache, de façon inattendue et d'exiger l'autopsie.

Comme toutes les modes, celle-ci allait passer, mais en attendant, les quotidiens concurrençaient la presse spécialisée people. Les bios allaient bon train, des récits de vie pour adoucir la mort. Les pages Wikipedia se clôturaient. Les amours se dévoilaient ainsi que les addictions. Le story-telling battait son plein. Nicolas Sarkozy avait même hésité à se mettre ainsi en scène.

On contemplait ces histoires comme on va au théâtre voir Phèdre. La dramaturgie moderne des vies extra-ordinaires. Le rêve américain à son apogée, une fin en forme de twist qui appelait les "ça alors qui l'aurait cru". La tragédie grecque à la portée des Chi-Hua-Hua. Puis tout le monde avait fini par s'en foutre.

Quand Tila Tequila s'était taillé les veines dans les chiottes d'une boîte de LA, quand Paris Hilton avait ouvert le gaz dans sa villa de Beverly Hills pour emporter avec elle ses puppies innocents, quand Pete Wentz s'était mis en scène dans un cercueil ébène, les poignets sanglants et la gorge tranchée, personne pourtant n'avait acheté l'édition spéciale de Voici sur les gens morts en 2012.

L'apocalypse n'avait finalement pas eu lieu de la façon dont on l'avait imaginée.

LES CHOSES DE LA VIE

Reprendre un blog. Bon.
Ce blog au départ, c'était pour me faire plaisir et raconter des trucs à la con. Le principe du blog, quoi. Tout en essayant de le faire avec un minimum de fierté pour écrire des jolies choses.

Mais depuis son ouverture, et depuis que j'ai découvert Internet, les choses changent et évoluent et je passe plus de temps à lire les autres qu'à chercher à trouver mon propre style.

Ce n'est pas parce que les autres écrivent bien que je dois écrire mal. Ce n'est pas parce que je n'écris pas très bien que je ne dois plus écrire du tout. Méthode Coué.

Mais c'est pas facile facile.